Une donnée change tout dans la lutte contre Aedes albopictus : son rayon d'action moyen est de 150 à 200 mètres. Ce n'est pas un moustique migrateur. S'il vous pique régulièrement dans votre jardin à Lattes, à Saint-Gély-du-Fesc ou à Béziers, il n'est pas venu du marais voisin : il s'est reproduit chez vous, ou chez votre voisin direct. Cette caractéristique-là, beaucoup d'entreprises ne la disent pas franchement à leurs clients — parce qu'elle implique que le traitement n'est efficace que si on commence par changer ce qu'il y a dans le jardin.
La règle des points d'eau stagnante
Une femelle moustique tigre pond ses œufs sur les parois sèches de tout récipient susceptible de contenir de l'eau, même quelques millilitres. Les œufs résistent à la dessiccation pendant des mois : dès qu'ils sont submergés (pluie, arrosage, condensation), ils éclosent. Le cycle larvaire complet, de l'œuf à l'adulte volant, dure 5 à 7 jours en plein été. Un récipient oublié peut produire des dizaines de moustiques par semaine sans qu'on s'en rende compte.
Les vingt endroits qu'on regarde systématiquement
Au diagnostic, on passe le jardin au peigne fin. Soucoupes de pots de fleurs, vases extérieurs, gouttières bouchées par des feuilles, regards d'eaux pluviales, pieds de descente, bidons et arrosoirs renversés, brouettes oubliées sous la pluie, jouets d'enfants (seau, piscine gonflable), bouteilles vides, coquillages décoratifs en jardin, abreuvoirs à oiseaux, bâches de bassin non tendues, jardinières sans drainage, niches creuses dans des arbres, citernes mal couvertes, climatisations à condensats mal évacués, bondes de terrasse, regards de citerne, fosses septiques sous-équipées. Sur un jardin moyen, on trouve entre 8 et 25 gîtes potentiels au premier passage.