Agde est une ville aux multiples visages. Centre antique grec de plus de 2 600 ans, port pluvial à l'embouchure de l'Hérault, et juste à côté, la plus grande station touristique européenne en capacité d'accueil — le Cap d'Agde, ses 300 000 lits en haute saison, ses dizaines de campings, ses centaines de résidences de tourisme, son port de plaisance. Travailler à Agde, c'est traiter deux écosystèmes : un centre historique à l'année, et un littoral qui vit en pointes saisonnières extrêmes.
Le centre historique d'Agde — rats, cafards, pigeons
Le cœur d'Agde, autour de la cathédrale Saint-Étienne, du quai du Chapitre, de la promenade du Belvédère et des rues de la vieille ville, présente le profil classique d'un centre méditerranéen ancien : immeubles XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, basalte volcanique caractéristique, réseaux d'évacuation parfois vieillissants. Les rats d'égout remontent en surface après les épisodes pluvieux d'automne, particulièrement dans les caves donnant sur l'Hérault et le canal du Midi. Les pigeons colonisent les corniches en basalte sombre, plus tolérantes à l'acidité des fientes que la pierre calcaire mais qui se dégradent quand même sur le long terme. Cafards en copropriétés du centre, gaines techniques mutualisées comme partout.
Le Grau d'Agde et La Tamarissière — résidentiel et tourisme mixte
Quartiers à dominante pavillonnaire et résidentielle, sur les deux rives de l'Hérault au niveau de l'embouchure. Population mixte permanents/saisonniers, beaucoup de maisons secondaires occupées ponctuellement. Problématiques : moustique tigre (présence d'eau permanente liée au fleuve), fourmis au printemps, frelons en saison, et beaucoup de demandes en location ponctuelle de maison qu'on traite "avant l'arrivée" pour les propriétaires.
Le Cap d'Agde — campings, résidences, locations saisonnières
Le territoire le plus dense en hébergement touristique de l'Europe. Une centaine de campings (Ô Sympa, Le Roussillon, Le Mas des Lavandes, La Carabasse, et beaucoup d'autres), des dizaines de résidences de tourisme, plusieurs hôtels, et des milliers d'appartements en location saisonnière. La pression nuisibles explose en juillet-août quand la population multiplie par dix. Pour cette zone, on travaille essentiellement en contrats annuels avec audit pré-saison en mars-avril, plan d'action sur les structures (locaux poubelles, bondes, regards, cuisines collectives), traitements pendant la saison sur signalement (alertes Airbnb, problèmes dans les chambres d'hôtel, infestations dans les mobile-homes).
Les zones agricoles et zones d'activité
Sur la rive ouest, en allant vers Bessan et Florensac, on retrouve un tissu agricole et viticole (les vignobles d'AOP Picpoul de Pinet, AOP Coteaux du Languedoc, plusieurs caves coopératives). Sur la rive est, en allant vers Vias et Portiragnes, des zones d'activité commerciale et logistique (centres commerciaux, plateformes saisonnières, parcs d'attractions). Chaque zone a ses problématiques propres : dépigeonnage de hangars, dératisation de caves viticoles, désinsectisation de restaurants de chaîne en zone commerciale.